Bédoscope – Public Enemies

Victor Ward | 14 juillet, 2009

Le bédoscope c’est quoi ?

Vous connaissez les étoiles, les cœurs, les affreuses têtes de rockers etc… Il y a toujours un symbole, un picto qui accompagne une critique de film.

On ne pouvait donc avoir nos critiques de film sans pictogramme qui résumerait en un coup d’œil notre avis. Sauf que, ne faisant pas comme tout le monde (sinon quel intérêt de nous lire ?), le bédoscope exprime la quantité de substance illicite recommandée* pour apprécier positivement un film. Autrement dit, plus le film a de « bédo », moins il nous a plu. Évidement, ce n’est pas aussi simple, car vous pouvez regarder un navet sous influence et le trouver génial. C’est tout le paradoxe de notre classement que nous n’expliqueront pas d’avantage. Nous pensons que l’important est de savoir sous quelles conditions vous passerez un bon moment. Aucune envie de vous dire quoi regarder ou aimer, nous ne sommes ni Libé ni Télérama.

J’ai le plaisir d’inaugurer cette rubrique avec Public Enemies de Michael Mann. Un grand film. « Une des œuvres cinématographiques les plus abouties de cette fin de décennie » selon 20 minutes.

Sur le papier, tout me semblait alléchant : Michael Mann (à ne pas confondre avec Michael Bay), un tournage en haute définition, une histoire de gangster des années 30 (ma période de l’histoire américaine préférée), un bon casting (le premier film de Johnny Depp sans bandana) etc…

Sauf que j’ai l’impression de m’être fait avoir par un « mix produit » : ce film est chiant ! Alors oui certaines critiques vous diront eux aussi que c’est un chef d’œuvre, ils trouveront des raisons alambiquées qui convaincront un spectateur lambda (munis d’une carte UGC illimité). Mais ça n’a pas fonctionné avec moi. Et pourtant j’aurais bien voulu.

Ok c’est très très bien fait, et très bien réalisé. Effectivement le tournage caméra à l’épaule en HD apporte un plus à l’écran, une couleur, un style. On arrive bien à distinguer que finalement, les acteurs ont des peaux dégueulasses comme tout le monde. Cela donne aussi l’impression d’être plus prêt des personnages, que l’ensemble est plus naturel, plus véridique. Les scènes où les personnages sont tués sous les feux des mitraillettes sont impressionnantes par exemple. Les plans de Marion Cotillard de profil, magnifiques. Mais je m’emporte. J’allais presque oublier combien j’ai trouvé le film long et l’histoire… sans intérêt. Qui en a écrit l’adaptation ? Non mais sérieusement ? Un biopic de gangster ne peut pas, par définition, être ennuyant ! Et bien là si, entre les casses qui dure 1 minute 40, l’histoire d’amour avec Marion Cotillard qui ressemble à un speed dating de MTV (d’ailleurs, elle n’apparaît que 15 minutes à l’écran, et seulement pour donner un cacher « glamour » au film), et des scènes d’actions incompréhensibles ( »qui a tiré ? », « il est où Gilliger ? », « c’est qui lui ? », « pourquoi il s’enfuit, ce n’est pas le flic ? »). Ajoutez à cela que Christian Bale ne transmet aucune émotion (il ne doit plus savoir s’il est Batman ou John Connor) : dites lui que regarder par terre ne veut pas forcément dire qu’on est triste !

Pour résumer, le cadre, l’histoire, le soin apporté à la reproduction du Chicago de l’après crise et le casting pouvait laisser croire, dans les 10 premières minutes, à un bon film. Mais il manque un élément important : un bon scénario. Parce qu’on ne demanderait que d’être emporté par ce film, mais sans accrocher à l’histoire, pire, sans aucune émotion et en regardant sa montre, c’est difficile.

Vous l’aurez compris, Public Enemies m’a fait dire « mais pourquoi je ne suis pas allé voir « Very bad Trip ! »", et remporte donc la note maximale. Et encore, je ne sais pas si 5 bédos seraient suffisant pour apprécier et ne pas s’ennuyer au bout de 30 minutes…

Bédoscope - Public Enemies  
   

Victor Ward (Dillinger killed me)

*Certaines pratiques citées dans l’article ci-dessus sont illégales. Ne tentez pas de les reproduire chez vous. Le Festival de la Couille décline toute responsabilité.

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Trekkies or not trekkies in 2009.

Victor Ward | 21 janvier, 2009

Si vous avez regardé la fabuleuse émission annuelle (Dieu merci) de Laurent Weil « Sorties Cinéma 2009″ vous devez être au courant. Sinon apprenez que :

2008 a été l’année du Batman (enfin surtout du Joker).

2009 sera l’année du grand come back de Star Trek.

Star TrekJe vous entend déjà vous dire « pffff, Star Trek c’est nul ! « . Oui, vous avez raison. Star Trek est pour nous, une série qu’on penserait en noir & blanc si on ne se rappellerait pas de ses comédiens habillés en grand pull jaune et rouge et bleu et vert (fluo), à la recherche de nouvelles formes de vies intelligentes à travers la galaxie. Et là je ne parle que de la série originale, produite dans les années 60. Je ne parle surtout pas des suites qui font un carton aux États-unis depuis la fin des années 80 et des 10 films « Direct To Trash » produits dans le même temps.

Star Trek est presque inconnu chez nous, et c’est pourtant un monument national aux USA. Je n’essayerai pas d’expliquer pourquoi. C’est comme ça. Parfois les goûts américains s’exportent facilement, parfois ça ne passe pas du tout. Ils adorent les chewing gum à la cannelle Big Red et la Root Beer.  Ils aiment aussi Star Trek. Alors que chez nous, la série n’a même pas été multi-diffusé comme « La petite maison dans la prairie » ou « Le miel et les abeilles ». Non. Juste un rapide passage sur la Cinq et sur les chaines du câble que personne ne regarde. C’est tout.

Pour me rappeller Star Trek,  je dois donc fouiller dans mes souvenirs… Alors oui je me souviens vaguement du médecin venant d’un pays de l’est (je crois), du capitaine Kurk et de « Monsieur Spok » bien sur (celui avec les oreilles de hobbit c’est ça ?). Je me souviens aussi de cette jeune noire qui faisait équipe avec le chinois (il y avait un chinois ?). Sans aller bien loin dans l’univers, j’ai pu apprendre que le rôle de Nyota Uhura (la jeune noire) avait une vraie symbolique : en pleine ségrégation, elle occupait un poste important dans l’Enterprise (ça c’est le nom du vaisseau). Un scandale nait même d’une scène où elle embrasse le capitaine Kirk. J’étais un gamin idiot alors, devant ma télé, à ne pas comprendre que je regardais une vraie série politisée et dénonciatrice….

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Un serial killer, héros d’un film Disney ?

Victor Ward | 22 septembre, 2008

Oui je sais, c’est un titre un peu racoleur, mais qui interpelle, non ?

Et veuillez m’excuser, je vais surement en surprendre plus d’un, je vais vous donner le sentiment de débarquer, mais dans mes recherches pour la rédaction de mon (excellent) article sur le futur des sous-vêtement masculin, je suis tombé sur une incroyable vérité. Que tous ceux qui auraient voulu croire au père-noël plus longtemps, qui pensent que le micro-onde est radioactif, que je vais traiter de Michael Jackson dans ce billet passent leur chemin, car la vérité risque d’être (plus) difficile à affronter.

Il semblerait, qu’un héros/personnage aimé des chérubins à têtes blondes (et autres) depuis plus de 50 ans ne soit pas si gentil qu’on ai voulu nous le faire croire (gober). Et ce malgré les ré-ré-ré-éditions et les ventes de millions de VHS et DVD le concernant.

Mais qui est ce personnage ??? Bambi qui aurait dévoré sa mère et fait croire à un « accident » ? non. Blanche Neige qui aurait assassiné sa belle-mère en l’accusant de tentative de meurtre à son égard ? non. La Belle qui aurait choisi la Bête uniquement pour son fric ? non. Alice au Pays des Merveilles qui se défonçait au crack ? Ok pour celui là mais non non et encore non !

Je veux tout simplement parler de Peter Pan… ! Ok, certains diront : « mais quoi ? il n’est pas au courant ??? ». Et bien non. Enfin si, je savais que le personnage de Peter Pan n’était pas tout blanc, et pas aussi sympathique que peut l’être Robbin Williams dans Hook. Je connais bien sur le syndrome homonyme et ce qu’il implique. Je savais que Peter Pan était un homme perturbé. Mais ce que je ne savais pas en revanche, c’est que ce personnage inventé par James Barrie en racontant des histoires à ses enfants, était plus proche du sociopathe que du geek post-pubère qui refuse de grandir !

Saviez-vous, par exemple, que l’auteur l’a créé sans cœur, sans sentiment, uniquement obnubilé par sa personne, sa jeunesse et ses aventures ? Saviez-vous que, dans le roman, tous les enfants du Pays Imaginaire changent régulièrement ? Quand j’utilise le verbe « changer », ne pensez pas à « relooker », mais comprenez que c’est Peter himself qui fait le grand ménage à chaque printemps en les tuant, tout simplement. Oui, en tuant les enfants de son crew, de sa mifa. Je suis désolé, nul besoin de regarder assidument les Experts Miami/NY/Toronto/Tombouctou pour savoir que tuer plusieurs personnes, à intervalle régulier, et de façon similaire, ressemble beaucoup à l’attitude d’un serial killer.

Peter Pan est en fait un être assez cruel, égoïste et au final… malheureux. A postériori, je trouve cela osé, pour l’époque (1953), de la part de Walt Disney d’adapter une histoire aussi sombre, malgré ses apparences de conte enfantin. Alors bien sur que seul les bons cotés ont été conservé dans le film d’animation, bien sur qu’on allait pas y montrer le massacre de centaine d’enfants par le héros du film, mais quand même, le livre existant depuis 1911, il fallait une certaine audace pour adapter une histoire que les adultes savaient sombre et cruelle, pour en faire un film pour enfant. A titre de comparaison, c’est un peu comme si Pixar reprenait l’affaire Dutroux, à cette différence que, malheureusement, l’affaire Dutroux n’est pas un roman. Mais vous avez saisi l’idée, choquant non ?

Wikipédia m’a encore appris des choses aujourd’hui, qu’il ne faut jamais faire confiance à Disney et qu’il faut que je lise ce roman.

Victor Ward (avec un crochet en platine of course)

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Etranglement (Choke)

sebdo | 22 août, 2008

Vous avez aimé Fight Club ?

Si oui, il y a des chances que vous aimiez Choke, car ce film est adapté d’un des romans du geniallissime Chuck Palahniuk (non, ce n’est pas une spécialité culinaire grecque ). Je dis des chances seulement car c’est quand même un tout autre monde que celui de Fight Club que l’on va y découvrir… Par contre on reste bien ancré dans celui de Chuck, bref cette œuvre est totalement inclassable comme toutes les autres.

Bien que l’histoire soit compliquée à pitcher, c’est la vie d’un sexoolique (un accro au sexe, c’est tout pareil qu’un alcoolo sauf que les réunions aux Sexoolique Anonymes sont bien plus marrantes que celles des AA). Ce mec, Victor, endetté par les soins hospitaliers de sa mère, travaille dans un village de pionniers, sorte de village école grandeur nature où les spectateurs se baladent pour voir la vie comme elle était au temps des pionniers. Ha! les charmes de la culture américaine, imaginez vous le Puy du Fou sans spectacle, ni musique et encore moins de feux d’artifice (it’s sound good actually). Notre héros est affublé d’un pote à moitié, non plutôt, complètement allumé et ces deux la (souvent défoncés) vont nous entrainer dans une histoire complètement loufoque qui se trouve être leur quotidien. Les deux héros, carrément à la masse, sont très attachants. Petit exemple, à la fin du repas au restaurant, Victor aime feindre un étranglement (Choke en anglais), il ne fait pas ça uniquement pour manger gratos, mais aussi pour offrir -en quelque sorte- un quart d’heure de célébrité à tous ces gens qui se précipitent pour le sauver et ceux la le lui rendent bien, certains continuent à jouer les bons samaritains à l’aide de leurs carnets de chèques. Car comme l’écrit C. Palahniuk : « Quelqu’un vous sauve la vie, et ce quelqu’un vous aimera pour toujours « .

Bande annonce

Blog du réalisateur

site de l’auteur

En espérant que cette adaptation soit à la hauteur du roman (que je vous conseille de lire).

Sebdo – palahniukolique

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Choke the movie, Chuck Palahniuk, Cinéma, Fight Club, Livre

Où est Charl-E ?

Victor Ward | 3 août, 2008

Pour ceux qui l’ignore, il n’y a pas que les geeks et autre développeurs qui aime « faire des jokes ». Non, les animateurs et les réalisateurs placent eux aussi des « Easter Eggs » dans leurs films. On peut même dire qu’ils sont à l’origine de cette pratique. Qu’est ce qu’un Easter Egg au cinéma ? Une blague, un clin d’œil,  un élément caché sur une seule image d’un film, que personne ne verra jamais, et qui fait rigoler (on l’imagine) l’équipe qui travaille sur le film. Ça, c’était ce qu’on pensait naïvement dans les années 50, bien loin de se dire qu’un jour on pourrait visionner un film image par image, assis dans son canapé. Depuis les années 70, c’est un élément présent dans beaucoup de film. Parmis les plus connus, ceux des films d’animation Disney : il semblerait que les animateurs aient inclus des images ou mots sexuels (enfin rien de grave, pas la peine de vous jeter sur les dvd de Blanches neige ou de Cendrillon) dans certaines images. Comme Tyler Durden dans Fight Club.

Certains sont donc devenus des « easter eggs hunters », professionnels de la traque de l’image cachée, et une sorte de jeu s’est créé entre Hollywood et son public. Pour preuve ce site qui recense les séquences comprenant des easter eggs (mais pas d’image, shame on them).

Les animateurs de Pixar eux, le font aussi bien sur, mais pas de sexe, il faut se montrer plus »smart » voyons.

Alors ils incluent au fil de leur production des personnages de leurs films, caché dans une scène à attendre qu’un geek se tape les 3 millions d’images du dvd une par une. Et voici donc une vidéo qui montre que Némo faisait sa première apparition 2 ans avant le film éponyme, et un certain Wall-E également, dans trois productions du studio, notamment dans Toy Story, en 1995 !

Ha, ya pas à dire, ils ont l’air de bien s’amuser chez Pixar !

Victor War-d

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En ‘08, 007 est toujours d’actualité

Georges du Roy de Cantel | 7 juillet, 2008

Quantum of Solace reprend où Casino Royal nous avez laissé

Il ne porte pas de chemisette, ne met pas son polo dans son futal et n’oserait jamais tenter le pantacourt

Je pense qu’il n’y a rien à ajouter

Georges du Roy de Cantel (My name is du Roy de Cantel… Georges du Roy de Cantel)

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